La moufette rayée ( Mephitis mephitis ) est un animal facilement reconnaissable de notre faune sauvage; d’abord visuellement avec sa fourrure noire et ses deux bandes blanches sur son dos et sa queue, mais aussi par l’odeur désagréable qu’elle dégage lorsqu’elle se sent attaquée.

La moufette fait partie de la famille des Mustelidés, cette dernière se caractérisant en autre par des glandes anales très développées; dans cette famille, on y retrouve aussi les belettes, les visons, les loutres, les carcajous et autres.

La moufette est présente partout dans le sud du Québec et vit principalement dans les boisés et les champs mais suite au développement urbain incessant, on la retrouve partout dans les villes et villages, se terrant sous les cabanons, les patios et tout autre endroit adéquat qu’elle peut trouver en creusant son terrier ou en occupant ceux abandonnés par les marmottes. Dans son environnement naturel elle est très utile, contribuant à l’équilibre écologique en se nourrissant d’espèces nuisibles, tels des insectes, des vers, des limaces, des souris et autres petits rongeurs. Dans un environnement urbain, omnivore, elle va s’attaquer aux jardins de légumes, aux fruits des arbres, aux déchets domestiques mal entreposés mais aussi aux larves qui infestent notre pelouse; c’est souvent la source du problème lorsque le gazon est littéralement déchiré et retourné par plaques. La moufette est quelque peu myope mais possède un odorat très développé lui permettant de trouver rapidement une source de nourriture. Elle est plutôt nocturne, ses activités se déroulant du crépuscule jusqu’à l’aube, mais on peut l’apercevoir dans la journée lors de journées plus fraiches.

L’automne, elle se nourrit abondamment pour avoir une couche de graisse suffisante pour passer l’hiver sur ses réserves, sa masse corporelle augmente considérablement. Bien qu’elle n’hiberne pas, ses activités sont réduites au minimum lors des grands froids préférant dormir dans son terrier aménagé en conséquence avec des feuilles et des brindilles; dès septembre elle s’active à trouver une tanière hivernale. La moufette habituellement solitaire, partage son terrier l’automne venu, avec d’autres congénères, il peut s’agir d’une femelle avec ses petits de l’année ou même d’autres femelles, mais il n’y a seulement qu’un mâle dans le groupe.

Lorsque les conditions sont plus clémentes au printemps, la moufette sort pour reprendre ses activités; elle va s’accoupler pour donner naissance après environ deux mois, à une portée de 5 ou 6 petits. La femelle ne supporte plus le mâle après l’accouplement et les jeunes restent avec leur mère quelques mois, jusqu’en juillet-août.

 

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La relocalisation d’une moufette doit être effectuée à plus de quatorze ou quinze kilomètres de son terrier, car elle peut retrouver son chemin et parcourir une longue distance, plus de 10 km. en une seule nuit. La préparation d’une cage est importante pour avoir du succès; l’endroit doit être bien choisi, à l’ombre et prêt de l’entrée principale de son terrier, avec un appât qui n’attirera pas les chats du voisinage.
Il faut vérifier s’il y a capture à tous les jours, pour ne pas faire souffrir inutilement cette pauvre bête.